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"L'oeil de l'archi" Anne Foulon : une démarche éthique globale

publiée le 17/09/2013 à 15:57  |  ,  par ÉMILIE BROCHIER
Achevé en 2012, l’Ecocentre de Crolles regroupe des commerces et artisans partageant la même éthique, et proposant un mode de consommation plus responsable.

Achevé en 2012, l’Ecocentre de Crolles regroupe des commerces et artisans partageant la même éthique, et proposant un mode de consommation plus responsable.

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Né de l’imagination de Philippe Audfray, écologiste convaincu, l’Ecocentre de Crolles a demandé aux architectes Anne Foulon et Thomas Braive un travail approfondi pour réussir leur défi : aller au bout des possibilités techniques du bois.

OFFRE ET HABITAT : Comment ce projet est-il né ?

Anne Foulon : L’idée a été de se lancer dans un projet qui aille au-delà de la construction, pour s’inscrire dans une démarche éthique globale. Le concept est né du constat que la consommation énergétique était l’enjeu principal pour préserver notre environnement. Le défi a été de réunir, dans un bâtiment à haute performance énergétique, des activités artisanales, commerciales, de services, et des logements pour faire naître un bâtiment exemplaire en matière d’éco-construction et de mixité d’usages. L’élaboration de l’Ecocentre à réuni diverses compétences, les nôtres, mais aussi celles de Xylon Ecopromotion pour la construction, et de la société G4AC, aux cotés de l’ingénieur Philippe Breitner.

Ce projet vous a donc séduit ?

Dès le début, nous avons rencontré Philippe Audfray, le concepteur, afin de mettre en forme ses idées. Ce projet nous a tout de suite plu, il était très intéressant de travailler sur cette mixité d’usages. De plus, la construction bois s’avère très complexe lorsque l’on veut « empiler » des choses différentes, telles qu’un commerce et une habitation. Nous avons dû aller au bout des possibilités techniques du bois, et imaginer de nouvelles choses. À titre d’exemple, il y a une grande différence de taille entre une grande surface de centre commercial et une habitation : elles ne sont pas aussi profondes l’une que l’autre. Pour faire face à ce type de contrainte d’implantation, nous avons créé une « ruelle intérieure » qui dessert les maisons sur le toit.

Et quant aux performances énergétiques ?

Nous avons fait le choix de déroger au modèle ordinaire d’implantation : le centre du bâtiment est donc un jardin, non un parking… Commerces et habitations profitent tous de cet ensoleillement naturel. L’isolation est renforcée, le système de ventilation est réversible afin de permettre un rafraichissement en été, les débords de toit ont aussi été pensés selon la hauteur du soleil au long de l’année et des saisons.

Question matériaux ?

Là encore, le but a été d’être cohérents jusqu’au bout. Le bois s’est naturellement imposé, mais afin de réduire l’impact écologique, le constructeur a utilisé des bois régionaux venant de Belledonne et des Chambarans.

ÉMILIE BROCHIER

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